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strate 2,

23/05/07

qui marche n'élève pas naturellement son regard. Son équi s'en trouverait perturbé par les obstacles qui jalonnent le parcours de ses pieds : une flaque, un papier gras, une merde, un clou, une punaise, un gendarme, les orteils d'un tiers, un réverbère... un gag (dirait Henri Bergson).


à l'arrêt s'enquiert de l'état du avant qu'il ne se vidange. Il lève les yeux pour le vol d'un oiseau, la traînée cotonneuse d'un . Quand le silence dénature le vacarme ambiant des activités humaines, il parle au bleu espérant très fort une réponse.


L'Homme en marche n'est pas aveugle pour autant car il lui arrive de sentir sous ses pas, les racines qui
dans les profondeurs de la terre : asphalte moelleux des canicules, chewing-gum , talon aiguille éclopé, auto-biographie d'un égouttier, de chandelle d'un cataphylle nostalgique...


Le sorcier convoque les puissances de l'au-dessus de soi en prononçant le maître mot. Le mot indicible attire à lui ciel et terre comme la pluie tisse son maillage. Le mot ataraxique soustrait le corps à son
terrestre en délivrant l' de ses craintes et de ses désirs. Le mot mécanique, 1000 fois huilé en bouche pour atteindre son paroxysme magique. Mais la transe de l'Homme est épuisante car les forces qui le relient à ses ancêtres, ne voient en lui qu'un humble serviteur.


Le sourcier est un randonneur infatiguable jamais lassé de revenir sur ses pas. D'une poche ou de son flanc, il extirpe un peu d'un arbre. Une lettre/
qui se lit à la lumière du soleil et se dans les profondeurs de l'obscurité. Un signe arpenteur, une tremblotte de vie.


La question n'est pas, qui de la chair ou du bois tressaille. Il faut trouver le lieu précis où creuser pour accorder les instruments.