strate 28 - 07/10/10

Nous vivons dans un monde de l’image. Nous savons que les images que nous captons, capturons, interprétons, imaginons déterminent en grande partie notre relation au réel.


Mais pourquoi ne ressentons nous pas vraiment le besoin de questionner la nature de ce lien viscéral et sociétal ?


La faute à notre mémoire défaillante? Désamour envers un héritage ancestral iconophile et grégaire (1) ? La faute au flux et reflux incessant des reproductions, écume de stimuli en tout genre qui finissent par nous humecter la rétine? Parfois l’émotion est si forte que les mots nous manquent mais les images ont-elles pour autant disparues ? (2) La faute à l’éprouvante banalité de notre quotidien, la spécialisation de nos tâches et l’oubli de soi qu’elle suppose ? La faute à la peur de se regarder vivre quand tout nous incline à nous fondre dans l’action ? (3)


Les héros ne savent pas ce qu’ils font, raconte un philosophe. « Sur le coup, j’ai pensé à rien, je l’ai fait c’est tout. » explique en d’autres termes la rubrique des faits divers. Pour le meilleur mais aussi pour le pire, héros et criminels sont des exceptions qui se ressemblent étrangement.


« (Dans la série télévisée Les Grandes Batailles) L’univers de la guerre se partageait entre les méchants et les gentils, les qualités sans pareil de ces derniers étant magnifiées par la noirceur des premiers. » (4)


Seulement que faire de toutes ces images si on se sent ni bien, ni mal, ni bon, ni mauvais mais bêtement à la dérive? Pourrais-je me tirer d’affaire en supposant que l’image originale aurait perdu tous ses pouvoirs auratiques en des temps désormais révolus ?


Idolâtrée, sacrée, envoûtante gardienne de notre silence, exploratrice quand l’œil découvre ce à quoi il ne pouvait accéder jusqu’alors, fantastique pour qui rêve de vivre dans ses tripes la toute première entrée du train dans la gare de la Ciotat et croit prendre ses jambes à son cou en poussant de grands cris (5). Appétissante, car qui n’aimerait pas se transformer en oiseau pour se délecter de raisins juteux qui ne sont que dessin et couleur (6) ? Épidermique, quand elle conjugue avec nos souvenirs un autre temps du présent…


Notre sens visuel hypertrophié aurait-il percé à jour tous les mystères de l’image?


Pourtant il est des contrées où l’on n’est pas en reste de questions, de moyens et d’outils lorsqu’il s’agit de déchiffrer le langage de certaines images.

- Spontanément et sans porter de jugement s’il vous plaît, quels sont les mots, les idées, les sensations que vous évoque cette image ? Demande l’animateur de la réunion de consommateurs, tout en faisant dos au miroir sans teint derrière lequel les clients se tiennent.

Il s’agit du paysage des études de marché où foisonnent les verbatims et les pourcentages tel des ondes magnétiques invisibles à l’œil nu mais pas insensibles à notre inconscient. Pourtant si on s’interr ur l sance es tennes lais, o uiète ien eu e a ence des mages i ous ronnent…



Dans l’auditoire, échange à voix basses tandis que la mélopée lancinante du conférencier se coule dans l’arrière plan.



- Éternue.

- Fait froid ici, non ?

- C’est l’ennui qui me refroidit. Tousse.

  1. -C’est vrai qu’il a tendance à piquer du nez dans ses notes mais tu n’as pas idée

  du travail qu’il y a derrière.

- Au contraire. Tousse, renifle. Je devais avoir vingt ans, elle au moins le double.

  Elle s’était endormie dans le velours d’un canapé. Un ami qui tenait la chandelle et

  que seule l’amitié tenait encore éveillé, fût sur le point lui aussi, de succomber au

  charme renversant de ma conversation. Renifle, éternue.

  1. -Hommage narcissique de la jeunesse à un corps abandonné à la seule ingratitude

  de l’âge…

  1. -Gâchis ! Tousse, tousse. Hachis de consonnes, petites boulettes de viande coincées

  entre les dents, purée de voyelles qui vous immobilise les maxillaires.

- Et depuis ?

  1. -J’ai appris à lire l’ennui dans le regard d’autrui. Renifle, renifle. Marre de passer pour

  le marchand de sable.

  1. -À partir d’un certain âge, on ne dort plus aussi bien qu’avant, alors si la musique

  d’une voix ou celle d’un ascenseur nous aident à trouver le sommeil...

- Easy listening, easy dreaming. Chantonne.

  1. -Quelle est la ritournelle hypnotique que l’opérateur se fredonnait à lui-même

  pour battre la mesure au bout de la manivelle de sa caméra ?

- Le muet malin gardait ça pour lui ! Renifle, renifle, tousse.

  1. -On raconte que Méliès aurait inventé son premier trucage parce que sa caméra s’était

  enrayée. Et s’il avait tout simplement piqué un petit roupillon entre deux prises?

  Combien d’images se succèdent entre le moment où tu ouvres, fermes et rouvres

  les yeux ?

- Muet malin, mule matin, ou mâle mutin ? Tu peux toujours rêver !

- Hi, hi ! Je ne comprends pas un traître mot de ce que l’autre raconte.

  1. -Il est entrain de décrire une niche où il est encore concevable d’exister en tant

  qu’artiste. Tousse, tousse.

- Un refuge pour artiste fauché ? (7)

- Méconnu plutôt. Racle, renifle.

- Qui ne vit pas du commerce de son art mais d’une activité parallèle ?

  1. -Voilà. Mais est-ce encore de l’art? Une œuvre invisible est par essence incomplète,

  inachevée, en perpétuelle phase de digestion puisqu’elle n’existe pas dans le regard

  des autres.

- Le temps nous dira si… eau & gaz à tous les étages.

- En attendant, il faut manger. Tousse gras.

- Un boulot alimentaire qui dit que l’artiste n’est pas maudit ?

  1. -Oui, il s’agit d’un type quelconque. Racle. Heureux, malheureux comme tout un

  chacun. Il s’est trouvé un travail qui ne produit pas de l’art mais qui comprend le statut

  d’artiste. Renâcle.

- Professeur de…?

  1. -C’est le cas le plus répandu. Tousse. Tu enseignes les rudiments du mystère dans une

  boîte privée qui prépare aux concours. Tu exposes une fois par an pour promouvoir

  une soi-disant fondation pour l’art contemporain qui a pour seule vocation de rassurer

  les parents d’élèves sur le retour en investissement de leur progéniture. Tousse, racle,

  renifle.

  1. -Ou alors ?

  2. -Tu monnayes ta boîte à idées dans le milieu du marketing et de l’innovation en

  entreprise pour inventer le camembert allégé qui pue pas, le nom d’une boisson

  naturelle conçut sur une chaîne de montage, un service bancaire qui parle de

  transparence. Toussote. Une crème de coins châtrés, sacrée tartine de babille, rat and

  snack, il ouvre à qui le poux cède alors astique l’Eve ivre dans son top à la tourtière

  outrée, un rein dans la mare se tâte et espère bien rendre une jambe à son cul en

  poussant de grands cris. Chat potée, car pour qui n’aime pas les nems, les nanas, les

  cheese nans, un ashole en forme de noix pour se lecter une raie juteuse y ne sont que

  saint et leurre ? À l’heure du grand hisse quand la sauce conne avec nos sous une

  autre vamp du pré zen… Renifle, renifle. Tu m’écoutes ou pas ?!

  1. -Euh, en stéréophonie. J’ai mixé ta voix avec celle du conférencier… Après tout, c’est

  lui qu’on est censé écouter.

- Mais ce sont mes mots qui éclairent le fond de sa pensée ! Tacle.

  1. -Tu crois être le propriétaire de quels mots ? La vérité, c’est que ta lucidité exacerbée

  sent la moisissure existentielle à plein nez.

- Dis donc, tu t’es déjà posé deux ou trois questions dans ta vie ? (8) Renifle, racle.

  1. -Mais tes points d’interrogation n’ont pas d’interlocuteur. Tu n’identifies pas plus que tu

  ne démolis, tu rabâches ce que d’autres ont déchiffré pour toi.

- Merde, je rêve ou tu m’agresses ? Tousse.

  1. -Cassandre, arrête de pointer du doigt ce qui ne va pas. Lève les yeux au ciel ou vise

  ton cul, tu feras mouche à coup sûr ! (9)

  1. -Mais que fais-tu de. Tousse. Que fais-tu du. Racle. Que fais-tu de la. Renifle.

  Décadence, régression, manipulation, retour de l'obscurantisme, paranoïa totale,

  chasse aux sorcières, normalisation, ultra libéralisme sauvage, résurgence de la

  violence, marketisation du monde et des esprits ?

- Tu oublis les gargouillis, gargouilles indigestes des ventres pleins.

- Tiens, tu me fais penser que j’ai faim. Renifle, nifle, fle, re.

- Mouche toi, dégueulasse !

- Dé-olé, e n’ai as de choir.

- Bavard, regarde ce que tu fais des mots !

- Ben, quoi de plus trivial qu’un dialogue quand il s’agit d’élaborer un récit ? Tousse.

- Rentre chez toi te soigner !

- Méchant ! Sni, fle, re.

  1. -Chut, je te dis !



La voix du conférencier revient au premier plan.



Je rega ma ontre, passons ar nous vons core beaucoup e oses à border.

Avant, pendant, après sont les trois temps fondateurs du récit. Entrée, plat et dessert ? Mais à notre époque les contrats d’affaires ne se signent plus sur une nappe de restaurant. Il n’en demeure pas moins vrai que tout organisme vivant, pressé ou pas de vivre, est friand de lien, de sens et d’ordre. C’est en cela que nous avons conscience de devoir nous confronter au chaos.


Alors comment accommodons nous les ingrédients les plus variés et les plus hétérogènes pour tenter de donner du goût à la réalité ? Comment rapprochons nous ce que rien ne semble devoir rapprocher ? À quoi ressemble le climax,  traduisez l’orgasme ou le clou de notre spectacle au quotidien ?


En voici un exemple au travers d’une courte histoire dont vous voudrez bien excuser le caractère introspectif (10) mais mon indiscrétion me permettra peut-être de reconquérir l’attention de certains d’entre vous…


- On s’est fait remarqué ! Renifle.

  1. -Chut !


Samedi 24 octobre 2009 entre 12H et 13H, je m’affaire dans ma cuisine en écoutant machinalement la radio. Dans la cocotte, un filet d’huile d’olive, une feuille de laurier et quelques légumes frais, lavés, épluchés, découpés en petits dés. Un oignon croquant légèrement doré au fond de la marmite, deux têtes d’ail, sel, poivre puis une rasade d’eau du robinet, un demi verre de vin rouge saupoudré d’un mélange de graines de cumin, paprika, thym et de je ne sais quoi. Enfin, chuintement de vapeur et les gouttelettes d’eau partent à l’ascension du carrelage blanc.


Le journaliste Pierre-Louis Basse reçoit Raymond Aubrac, Jean-Pierre Guéno et Sylvain Courage en première partie de son émission Le temps de le dire.


Précisons que sur le site internet de la station Europe 1, cette émission est présentée dans les termes suivants. Je cite : « Pierre-Louis Basse a une vision très simple de son métier : écouter, observer, se souvenir, transmettre. Et prendre le temps de le dire en toute liberté ». (11)


- Tu connais ? Tousse.

- Chut !


L’interview est emprunt d’une certaine solennité, chacun aura compris qu’un homme comme Raymond Aubrac, grande figure de la résistance en impose lorsqu’il s’agit de parler de liberté. Il est entre autre question de l’actualité de la sortie du livre de Jean-Pierre Guéno, Paroles de l’ombre – lettres et carnets des français durant l’occupation (1939 – 1945) aux éditions Les Arènes. On s’interroge sur ce qu’il convenu d’appeler le devoir de mémoire, voici un extrait de leurs échanges.


Pierre-Louis Basse - Les anciens vont disparaître, comment transmettre aux plus jeunes, Raymond Aubrac ? C’est ce que fait ce livre ?


Raymond Aubrac - Je n’en suis pas sûr. Est-ce qu’il suffit de montrer la misère ? Je ne le crois pas. (…) Je cherche de l’optimisme, je l’ai trouvé dans l’appel du 18 juin.


Jean-Pierre Guéno (un peu plus tard) – C’est Hallucinant ! De Gaulle nous décrit la société de l’an 2000 dans laquelle nous vivons. Il faudra veiller à ce que la société de masse n’écrase pas l’individu et que l’esprit triomphe de la matière, nous dit-il.


Puis on sent une légère pointe d’exaspération dans la voix de Pierre-Louis Basse quand il doit interrompre momentanément l’émission. Je cite toujours.


- On y revient dans un instant, Raymond Aubrac. Il va falloir faire quelque chose avec ça, avec cette… pub qui nous coupe le sifflet toutes les deux minutes !


Quand l’entretien touche à sa fin, le journaliste remercie chaleureusement ses invités et tout particulièrement Raymond Aubrac auquel il dédit le Chant des partisans interprété ici par Johnny Hallyday.


Pierre-Louis Basse – C’est pour vous Raymond Aubrac !

Lancement de l’enregistrement dans lequel chanteur entonne a capella ces quelques vers du premier couplet :


Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme… (12)


Mais il ne sera pas possible d’en entendre un mot de plus puisqu’un écran publicitaire surgit aussitôt. On entend alors la voix du rocker s’époumoner en lançant « Oooptiiic 2000 ! » (13). Étrange cri de ralliement quand on sait que cette chaîne de magasins n’est pas spécialisée dans les appareils respiratoires. Mais il faut croire qu’une image ne saurait se passer d’une bonne vue.


- Mdr, faut que je balance ça tout de suite sur mon profil ! Tousse.

- Chut !


Fin de l’histoire. Mais l’anecdote connaît un dernier rebondissement en la présence de l’image que je vais maintenant projeter derrière moi. Il s’agit d’une interprétation culinaire, sorte de reconstitution de la recette qui s’est présentée à mon esprit lors de cette petite expérience.


Mais que se passe t-il ? Clic. L’image semble ne pas vouloir apparaître. Clic. Un instant je vous prie. Clic. Pourtant, ça marchait tout à l’heure ! Clic. Je vais essayer de m’y prendre autrement. Clic. Alors ? Clic. Est-ce que quelqu’un s’y connaît parmi vous ? Clic. Désolé ! Clic. C’est bizarre quand même. Clic. Mais qu’est ce qu’il me fait là ? Clic. Je suis confus. Clic. Ah ça ! Clic. L’informatique quel mystère ! Clic.


- Quelle Mrd !

- Hi, hi, hi, Chut !


Clic droit. Ah, enfin voilà l’image !


  1. -Éternue.










(1) «Tu ne feras aucune image taillée des choses en haut dans les cieux ou ici-bas sur la terre.»

     (Exode 20. 4). Pourtant, « Rome prend, dès l'origine, la défense des saintes images, position

     qu’elle maintient avant et après le deuxième concile de Nicée. Durant le concile, Rome a joué

     un rôle décisif avec l'aide du pape Adrien 1er, qui est en faveur du culte des images. »



(2) En 1889 tandis que l’Ouest sauvage est en passe de devenir une réserve où parquer les indiens,

     Paul Gauguin fait l’acquisition de deux statuettes africaines à l’Exposition Universelle de Paris.

     Il leur apporte une touche personnelle. Rehauts de couleurs, ajout d’éléments comme un

     coquillage et appose ses initiales sur celles-ci.

     Les analyses du bois dans lequel ont été réalisées ces pièces montrent qu’il s’agit de chêne.

     Essence improbable en Afrique Noire mais communément répandue en France. Les indigènes

     importés pour l’occasion et donnés en pâture à la curiosité des gens civilisés avaient reçu pour

     mission de produire en série ces objets. Le visiteur pouvait ainsi emporter un souvenir d’un

     continent où la puissante magie des rêves était encore à l’époque, le plus sûr moyen pour s’y

     rendre. Mais la pacotille touristique des uns ne donnait pas pour autant le change à la verroterie

     avec laquelle les autres entendaient déposséder les peuples de leurs territoires.

     De main de maître - l’artiste et le faux. Yves Le Fur - Éditions Hazan, 2009 - page 48.



(3) Le stakhanovisme de l’agir pour produire toujours plus, en opposition avec « l’impérieuse

     nécessité de l’action » de Nietzsche, le « Penser en Homme d’action et agir en Homme de

     pensée. » de Bergson ou encore le dualisme du « Think with the senses, feel with the mind. »,

     devise de la 52 ème Biennale de Venise d’art contemporain, proposée par son commissaire

     Robert Storr.



(4) « Apocalypse », l’autre « bataille », article de Isabelle Verprat-Masson paru dans le journal

     Libération du 09/10/09.



(5) « 28 décembre 1895. Messieurs Auguste et Louis Lumière Inventeurs vous convient à la

     première représentation au monde du Cinématographe. (…) ». Extrait du programme de la

     séance de projection réalisée au Salon Indien du Grand Café de Paris situé au 14 boulevard des

     Capucines. Il semblerait que les journalistes de l’époque aient quelque peu exagérés la réaction

     de « panique » des spectateurs assistant à L’entrée du train en gare de la Ciotat.



(6) « Pline présente Parrhasios comme le contemporain et le rival de Zeuxis. Tous deux s'affrontent

     dans un concours. Zeuxis peint des grappes de raisin avec tant de réalisme que des oiseaux

     essaient de les picorer. Triomphant, il invite Parrhasios à dévoiler son propre tableau, pour

     découvrir que son rival a en fait peint le rideau lui-même. Zeuxis reconnaît alors sa défaite :

     son œuvre a trompé des oiseaux, alors que celle de Parrhasios a trompé Zeuxis lui-même. »



(7) « S’organiser pour ne plus devoir travailler. Les planques se font rares, et à vrai dire, c’est bien

     souvent perdre trop de temps encore que de continuer à s’y ennuyer. ». L’insurrection qui vient.

     Le comité invisible, éditions La fabrique – 2009. Page 92. Précisons que ce « comité invisible »

     est sans aucun rapport avec oeuvre1visible.



(8) «  9.1 Heureux les pauvres en projet de life, car la Civilisation désintégrée par la Mondialisation

     des échanges et des informations est à eux (elles) ! ». We are l’Europe (Le projet Wale) de

     Jean-Charles Massera, éditions Verticales – 2009, page 32.



(9) « L’Homme à l'arrêt s'enquiert de l'état du ciel avant qu'il ne se vidange. Il lève les yeux pour le

     vol d'un oiseau, la traînée cotonneuse d'un coucou. Quand le silence dénature le vacarme

     ambiant des activités humaines, il parle au bleu espérant très fort une réponse. ».

     Extrait du texte Un gag dirait Henri Bergson, oeuvre1visible - strate 2 – 23/05/07.



(10) « Ton écriture tend à poser déjà dans la forme, la portée même d'une écriture propre à

     une mise en images du récit. Ton écriture est transductive. Tu écris tes errances, tes questions,

     en  convoquant  tes vécus au quotidien que tu mets en scène souvent drôlement (tu te moques

     de toi même). Le temps de ton récit est un temps ouvert. Une temporalité qui semble interroger

     la personne dans la multiplicité de ses appartenances. L'enfant peut venir donner son sentiment

     tout en laissant la parole au peintre  voire au théoricien des images... en  donnant  enfin le

     dernier mot, à l'adolescent frustré que tu as pu être parfois... ». Commentaire de Isabelle Houllier

     à propos de ce texte.



(11) Cliquez sur le lien pour accéder au site de la station de radio Europe 1.



(12) Le Chant des Partisans. Paroles : Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique : Anna Marly. –

     1943. Éditions Breton.



(13) Les écrans publicitaires ne sont pas présents dans la version « podcastée » de l’émission sur le

     site de la station de radio Europe 1. À noter, « But marqué, pub arrêtée ! », slogan du journaliste

     sportif Alexandre Ruiz qui animait en direct le Multiplex Europe 1 Ligue 1 du championnat

     de France de football le 28/11/09.